Capital à risque: comment améliorer notre position ?

Febelfin a créé en 2014 un groupe de travail chargé d’examiner si les entreprises belges ont un accès suffisamment aisé au capital. Ce fut aussi l’occasion d’analyser le rôle que peuvent jouer les pouvoirs publics, les banques et les investisseurs.

Les chiffres de la période 2008-2013 indiquent que la Belgique perd du terrain en Europe dans le financement à risque :

  • Les fonds recueillis pour le financement à risque ont été plus faibles ces dernières années en Belgique que chez la plupart de nos voisins. Pour rejoindre la moyenne européenne, les acteurs belges dans le domaine du capital à risque devraient porter leur activité de collecte de fonds moyenne sur une base annuelle de 330 millions à 1,050 milliard d'euros.
  • Le niveau des investissements consentis par les dispensateurs de capital à risque belges est également peu élevé, ce qui accroît la dépendance des entreprises à l’égard du capital à risque étranger, voire même la possibilité de les voir tomber dans des mains étrangères.

Avec une vingtaine de spécialistes actifs dans le capital à risque, comme des investisseurs, des professeurs d’université et/ou des business incubators, Febelfin a examiné comment redéployer ce marché.

3 priorités majeures

3 priorités se sont dégagées des débats :

  • Créer des facteurs environnementaux attrayants (juridique, fiscal, administratif …)
  • Encourager l’esprit d’entreprise
  • Consolider l’offre de financement à risque et en améliorer l’accès

Cette dernière priorité a permis d’examiner concrètement l'offre vaste mais très fragmentée de capital à risque en Belgique. S’il existe un large potentiel de développement, il faudra d’abord passer par un processus long et difficile avant de définir le financier adéquat. Indépendamment de cela, force est de reconnaître que l’offre de financement présente un certain nombre de lacunes.

Lacunes de l’offre

Avec l'introduction de la réglementation Bâle III et le renforcement des exigences de fonds propres en découlant pour les actifs à risque, les banques ont réduit (proportionnellement) leurs grands fonds de capital à risque.

Comme ce rôle n’a pas été endossé par les autres parties du marché, il est aujourd’hui plus difficile pour les entrepreneurs de se procurer des montants supérieurs à 1 million d’euros. Les rounds de financement de plus de 1 million d’euros présentent en effet un risque de concentration pour les fonds belges, dont la plupart ont une taille limitée. Ceci freine la croissance des entrepreneurs les plus expansifs ou les oblige à se tourner vers les investisseurs étrangers.

La région joue aussi un rôle : en Flandre, il y a plus de capital à risque (privé). En Wallonie, l'offre émane davantage, mais pas uniquement, des pouvoirs publics.

Résultats de l’étude

L'étude complète sera publiée sur le site de Febelfin. Qu’y trouverez-vous ?

  • L’approche de nos voisins.
  • Une description détaillée des trois priorités.
  • Des recommandations comme : des fonds de plus grande taille avec un management réputé, une plus grande participation des business angels et des investisseurs privés dans le capital à risque et une intermédiation entre demande et offre de capital à risque.

« Stimuler le marché du capital à risque a un impact direct sur la croissance et l'innovation. Deux éléments que nous recherchons ! »