L’activité du banquier au sein et au service de la communauté

Chers collègues et amis,

Le troisième numéro de la newsletter 360° est le premier à paraître depuis que j’ai accédé à la présidence de Febelfin. Il répond au même objectif que notre événement annuel nouvelle mouture : nouer un réel dialogue avec tous les segments de la société. Nous voulons jeter un regard honnête mais critique sur le secteur financier et surtout mettre en exergue l’activité du banquier au sein et au service de la communauté. 

Pourquoi « au sein et au service de la communauté » ? 

Durant la table ronde du numéro précédent de 360°, je disais que les gens ne se levaient pas le matin en rêvant de gérer leurs affaires bancaires. Ils nourrissent des rêves et c’est au banquier de contribuer à les faire aboutir. Notre économie a besoin d’esprit d'entreprise pour alimenter sa croissance, qu'il s’agisse pour une famille de trouver la maison de ses rêves ou pour un entrepreneur d’accéder à un prêt pour s’agrandir. 

Notre secteur entend soutenir cet esprit d'entreprise et d’initiative. C’est la clé de la croissance, de la prospérité et de l’emploi. 

Pas question d’éluder le moindre tabou en ce domaine, que ce soit face à nos membres ou face à la société. La réforme du cadre et du contrôle financiers est presque achevée. Le moment est venu d’analyser nos points forts et nos points faibles, sans dénoncer mais bien dans un esprit constructif. Ainsi, nous savons que l’accès au crédit reste difficile pour les entreprises débutantes. Aussi voulons-nous, plus que jamais, lancer des initiatives destinées à améliorer l’accompagnement des entrepreneurs.

Mais renoncer aux tabous vaut dans les deux sens. 

Il faut rester suffisamment attentif à la rentabilité structurelle du secteur bancaire. Ce constat s’inspire d'une préoccupation légitime et non d’une volonté de semer la panique. Le monde politique doit également refuser de s’aveugler.

Nous voulons que ce débat repose sur un dialogue ouvert et constructif. Nous sommes conscients que, pour exercer notre rôle dans la société, il nous faut le soutien du monde politique, des entrepreneurs et des employeurs. A cette condition seulement, le secteur pourra jouer un rôle positif dans l'économie réelle. Le secteur bancaire doit à nouveau être considéré comme un allié et non comme un adversaire.

Ces dernières années, diverses taxes ont affecté tantôt l’un tantôt l’autre modèle d’entreprise. Cette situation a fortement mis le secteur à l’épreuve sur le plan interne. Notre appel à l’unité et au consensus s’étend donc aussi à nos membres et à notre gouvernance interne. Seul un secteur qui joue la même partition en interne est en mesure de nouer un partenariat avec la société au sens large. 

Aller de l’avant et miser sur les opportunités de demain, tel est à nouveau notre objectif. 

Ceci requiert une perspective, une vision de l’avenir. Voilà pourquoi je me réjouis de constater que l’accord de gouvernement fédéral évoque l’avenir de Bruxelles comme place financière. Febelfin entend saisir cette main tendue.

Si nous réussissons à dynamiser le know-how financier en Belgique, une nouvelle croissance attend le secteur financier, et avec elle la perspective de redevenir un moteur de croissance et d’emploi.

C’est dans cet esprit que j’espère remplir ma mission en tant que président de Febelfin ces trois prochaines années. J’espère que nous pourrons œuvrer de concert à cet objectif ! 

Rik Vandenberghe,

Président de Febelfin