Comment la banque se met-elle au service de la société ?

L’impact sociétal du secteur financier est analysé de manière toujours plus approfondie. Les hommes politiques, les citoyens, la société civile et le secteur lui-même tendent vers un secteur durable et responsable. Les éléments clés pour y parvenir sont la stabilité, la prestation de services et une saine rentabilité. Ceci implique non seulement de mettre l’accent sur les missions de base et la transparence, mais aussi d’être en mesure de jeter un regard critique sur sa propre entreprise.

Une banque stable

Emprunter pour s’acheter un logement, épargner pour sa pension, payer ses achats : autant de services aujourd’hui considérés comme une évidence. Les banques associent, chacune à sa façon, leurs missions commerciales à une prestation de services, si étroitement imbriquée dans notre vie quotidienne que, sans en avoir vraiment conscience, bon nombre d’entre nous les considèrent comme un service public, voire d’utilité publique.

Cette perception, liée à un fonctionnement pas toujours bien compris du système bancaire, est susceptible de générer des attentes contradictoires auprès d’une partie du grand public, par ex. :

  • un rendement supérieur sur les carnets d’épargne mais aussi des crédits bancaires meilleur marché avec une possibilité de refinancement rapide,
  • des crédits bancaires aisément octroyés à des entreprises débutantes ayant un profil de risque inconnu mais en même temps des banques s’abstenant de prendre des risques,

Il est nécessaire de trouver un bon équilibre en la matière car seule une banque financièrement saine peut remplir efficacement et durablement ses missions de base. Les banques qui ne peuvent se ménager une rentabilité saine conforme au marché et une base de capital stable ne pourront pas, à long terme, continuer de remplir leur rôle sociétal.

Une banque critique

Des initiatives comme le Scan des banques dressent un inventaire des thèmes et secteurs au niveau desquels existe un débat sociétal particulier et passent en revue le rôle de financier du secteur bancaire. Par exemple dans le domaine des changements climatiques, des droits de l’homme et du travail, de l’armement, des bonus, …

Le secteur financier est attentif à ces thèmes et les évalue selon une perspective critique dans le contexte de ses propres activités, pas seulement d’un point de vue éthique, mais aussi – et ce n’est pas là le moins important – dans le cadre de sa gestion des risques.

Régulation et législation

Pour fonder ses choix, une banque s’oriente en fonction de ses propres valeurs, des attentes de ses clients et d’un champ sociétal plus large. Compte tenu du caractère divergent et parfois très personnel de ces attentes, elle recherche d’abord et avant tout des points de repère dans l’ensemble des réglementations et législations.

Mais la banque durable revêt aussi d’autres facettes : il s’agit également d’un dialogue actif avec toutes les parties prenantes, d’une transparence concernant les produits, de services et de politique interne, ce sont aussi des rapports et une communication plus clairs à la mesure du citoyen. Ceci permet à chaque citoyen, qui dispose ainsi des informations adéquates, de se trouver une banque à sa mesure, cadrant avec ses valeurs et besoins propres.

Tom Van den Berghe, CSR Manager Febelfin